Vous avez entendu parler la méthode Coué ?
Tous les jours, à tous points de vue Émile Coué répétait chaque matin, « je vais de mieux en mieux». Il était psychologue et pharmacien. Mais que préconise-t-il ?
De faire la même chose ! Je vais bien, tout va bien….
Je sens que vous êtes dubitatif.
Etes-vous de ceux qui pensent que la méthode prête à sourire?
Peut-être pas, sinon vous ne seriez pas en train de lire cet article (et ceux qui vont suivre).
Et vous n’avez pas tort (d’y croire et de lire les articles).
Quel est le principe?
L’autosuggestion.
Il y aurait un lien entre le fait de répéter que quelque chose va arriver et la survenue réelle de cet évènement.
Mais l’autosuggestion se résume-t-elle à cela ?
C’est un peu plus compliqué, et pourtant c’est un bon début.
Vous ne rêvez pas, je suis en train de vous expliquer qu’il y a une excellente piste à suivre.
Une première constatation scientifique. Laquelle ?
Il est (malheureusement) établi qu’une personne qui pense tout le temps avoir une maladie grave chaque fois qu’il a mal quelque part, a beaucoup plus de chance qu’une autre de l’attraper !
C’est physiologique.
Réagir émotionnellement à un évènement correspond à la mise en place de mécanismes physiologiques qui vont avoir une influence sur votre organisme.
Mais alors, l’autosuggestion, ça marche ?
Et bien, en tous cas, elle trouve de nombreuses applications en médecine. Vous allez voir.
Une expérience anglaise mérite d’être rapportée. Vous pourrez faire cet exercice chez vous.
Les chercheurs ont demandé à des étudiants de compléter des phrases portant sur des valeurs positives par des « je » « moi », « moi-même ». Exemples.
«JE suis courageux », « c’est MOI qui ai réussi ». Vous comprenez le système.
Un autre groupe d’étudiants remplissait un formulaire avec des phrases qui ne leur accordaient pas de valeur personnelle. Ils devaient répondre par oui ou par non à des phrases anodines «OUI, les chiens sont de bon animaux de compagnie pour l’homme »….
Qui dit étudiants dit guindaille. Quoi, vous, vous étiez sérieux? Pas grave. « On disait que » juste pour l’expérience.
Les chercheurs ont évalué la consommation d’alcool des deux groupes. Devinez quoi ?
La consommation du second groupe n’a pas bougé. Ils boivent toujours autant, ni plus (ouf) ni moins.
Mais les autres ?
Résultat quand même assez surprenant, leur consommation a baissé de moitié!
A force de « je suis le meilleur », ils se sont « autopersuadés » qu’ils étaient vraiment les meilleurs.
Donc, moins besoin d’alcool pour, par exemple, compenser une faible estime de soi.
Vous n’êtes pas convaincus?
En médecine, cette méthode a été utilisée à de nombreuses reprises.
Pour inciter des adolescents à utiliser des préservatifs, pour pousser les jeunes fumeurs à arrêter ou à suivre un sevrage…
Vous voulez encore un exemple? Gag.
Des études israéliennes ont montré que dans la marine, la méthode fonctionnait pour que les nouvelles recrues souffrent moins du mal de mer et ainsi ne doivent pas prendre de médicaments aux effets secondaires incompatibles avec un bon soldat.
Quelle était la phrase magique ?
« J’ai connu le mal de mer, j’ai été capable de le surmonter » !
Et bingo, ça a marché.
Donc, n’ayez pas peur du ridicule. L’autosuggestion fonctionne.
N’hésitez pas à écrire quelques phrases qui vous valorisent.
Et répétez régulièrement l’opération, chez vous, au boulot, dans le train (non pas en voiture si c’est vous qui conduisez !).
Cliquez ici pour voir des modèles qui pourraient vous servir si vous avez le blues et que vous ne vous sentez pas à même de créer des phrases à impact positif sur vous.
Ne soyez pas plus catholique que le Pape. Si les chercheurs vous disent que ça marche, foncez.
Et je vous expliquerai aussi comment l’autosuggestion peut encore plus accroitre votre bien-être
Ceux à qui vous enverrez l’article devront bien vous croire. Pourquoi ?
Ben, si la meilleure armée du monde utilise cette méthode pour ses marins, ça lève les doutes.
A bientôt pour la suite.
NO STRESS


