Stress professionnel ou dépression? Attention: traitement différent!

Publié par le déc 6, 2011 dans Actualités | 0 commentaire

L’importance capitale de ne pas se tromper

Je vous ai précédemment expliqué que des chercheurs avaient, dans le cadre d’une étude sur l’épuisement professionnel, trouvé une technique pour calculer le taux du cortisol sur base de la salive. Quelle incidence?

Cette étude avait fait l’étude d’une bombe dans les milieux professionnels puisqu’elle avait été présentée devant l’organisme l’Organisation International du Travail.

Les responsables des ressources humaines applaudissaient des deux mains. Pourquoi?

Sachant que chacun réagit différemment par rapport à de mêmes conditions de travail stressantes, la quantité de cortisol sécrétée en réaction au stress va varier d’une personne à l’autre. Quelle importance?

Les entreprises entrevoyaient donc la possibilité de mieux gérer l’organisation des tâches et d’améliorer ainsi les conditions de travail du personnel.

Celles-ci sont parfois inadaptées, avec des charges incompatibles avec facultés biologiques des travailleurs, ne leur permettant pas de résister à des périodes de stress trop intenses.

Jusque là, l’épuisement professionnel, qui frappe un nombre croissant de travailleurs (10% dans les pays industrialisés) n’était pas toujours bien diagnostiqué.

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L’étude à eu un tel retentissement que l’on vend même maintenant des kit de test de taux de cortisol via votre salive.

Mais quel est le point le plus important à retenir?

Les chercheurs notent que si vous souffrez d’épuisement professionnel vous serez souvent traités avec des antidépresseurs qui réduisent le niveau de cortisol, ce qui peut exacerber le problème. Comment cela se fait-il?

Les niveaux de cortisol sont souvent élevés chez les personnes qui souffrent de dépression, et paradoxalement souvent bas en cas d’épuisement professionnel.

En matière de santé mentale et physique, un dérèglement du niveau de cortisol est toujours nocif (quelle qu’en soit la cause, par ailleurs).

Cela peut peut entrainer chez vous, par effet domino, divers problèmes métaboliques, cardiovasculaires et immunitaires.

Mais, toute l’importance est donc dans le diagnostic: épuisement professionnel ou dépression? (les deux ont de toute façon comme origine les situations stressantes).

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Les traitements médicamenteux seront fondamentalement différents.

On obtiendrait l’effet inverse à celui recherché en vous prescrivant des antidépresseurs si vous êtes victimes d’épuisement professionnel.

En effet, vous avez déjà un taux de cortisol bas et  l’objectif du médicament est de faire baisser votre taux de cortisol en vous soignant comme un dépressif.

D’où l’importance de faire la part des choses.

Mais quelle est la fiabilité du test?

En effet, avec cette méthode, l’on ne mettrait en évidence que les conséquences d’un stress aigu.

Or, certains chercheurs considèrent, à juste titre, que l’épuisement professionnel est le résultat d’un stress chronique qui vide l’organisme de toutes ses possibilités biologiques de réaction face à un évènement stressant.

 

 

Il fallait donc aller encore plus loin pour trouver le meilleur moyen de calculer ce taux de cortisol!

De quoi s’arracher les cheveux de la tête?

Une récente étude menée par des chercheurs de l’Université Western Ontario au Canada ont mis en évidence que le taux de cortisol au niveau des cheveux pourrait être un bon indicateur de stress chronique.

Une révolution?

Oui puisque l’on sait déjà que le stress chronique est très toxique pour le cœur et que donc l’évaluation du taux de cortisol dans les cheveux permettrait de prévenir les maladies cardiaques mais aussi de déterminer avec plus de certitudes si vous êtes victimes d’un véritable épuisement professionnel et non d’une dépression.

Quoi qu’il en soit, il est très important pour vous de demander à votre médecin le moyen le plus sûr qu’il peut mettre à votre disposition pour faire la différence et éviter une erreur thérapeutique.

Mais il reste un énorme problème: l’étique.

Mesure préventive ou discriminatoire?

Je vous disais que les gestionnaires de ressources humaines  ont accueilli favorablement les résultats de ces différentes études.

Du côté syndical, on y voit plutôt une menace aux droits des travailleurs. Pourquoi?

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Un contraste qui s’explique par la crainte que des résultats défavorables nuisent à l’embauche d’un candidat potentiel

Et qu’ils soient utilisés pour discréditer des employés avec des antécédents de maladies liées au stress.

Ces inquiétudes sont légitimes et elles doivent être encadrées sur le plan éthique.

La participation éventuelle des employés à un tel processus doit être précédée d’une explication sur la nature des tests (psychologiques ou physiologiques), de l’assurance de la confidentialité des résultats et, surtout, de leur utilisation.

La question est pertinente.

Pour aller plus loin et sans vouloir couper les cheveux en quatre (ouf, elle est lourde celle-là), si le médecin chargé de vous examiner dans le cadre de la souscription d’une assurance hospitalisation, ou d’une assurance vie vous coupe une mèche de cheveux, inquiétez-vous.

Mettez peut-être une perruque si vous vous sentez stressé.

Quand au chauve, je ne sais pas comment on ferra les tests. Ca fait peur (aïe aïe aïe)

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Mais la méthode n’est pas encore généralisée, donc,

NO STRESS

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