Le Docteur Kripke avait-t-il raison de dire que la luminothérapie pouvait soigner la dépression non-saisonnière?
Suite à ses recherches et aux résultats obtenus par le Docteur Kripke, de plus en plus de scientifiques se sont tourner vers l’étude de cette méthode.
Il était déjà établi que la luminothérapie intervenait très favorablement dans le cadre du traitement de la dépression saisonnière.
Pouvait-on en espérer des résultats avec la dépression non-saisonnière?
En 2002 4 éminents chercheurs ont tenté de cerner les différences existant entre les patients souffrant de dépression saisonnière et ceux victimes de dépression non-saisonnière.
Qu’on-t-il découvert?
Ils ont observé que ceux atteints de dépression saisonnière avaient moins de troubles cognitifs et comportementaux que les dépressifs non saisonniers.
Ces derniers nécessitaient donc un traitement médical plus lourd que les patients atteints de troubles dépressifs saisonniers. Que peu-on en déduire?
Les chercheurs arrivèrent à la conclusion qu’il était peut-être opportun d’adjoindre un traitement médicamenteux à ces patients et de ne pas se contenter que de la luminothérapie.
L’application de cette idée à permis de démontrer que la combinaison des antidépresseurs avec la luminothérapie avait pour résultat d’entrainer une amélioration beaucoup plus rapide et soutenue. Donc, que faire?
Les chercheurs proposent alors l’association de la luminothérapie et d’un antidépresseur sérotoniergique.
Ces médicaments sont ceux que vous prenez pour permettre une meilleure captation par votre cerveau de la sérotonine, l’hormone de bien-être dont le taux diminue lorsque vous êtes en dépression (par exemple la fluoxétine).
Cette association permet de raccourcir le délai de réponse de l’antidépresseur et, même dans certains cas, de diminuer le dosage de vos médicaments. Utilisée en fin de traitement, continuer la luminothérapie permet d’allonger votre période de bien-être.
La luminothérapie pour le traitement de la dépression non-saisonnière améliorerait même la rémission totale. Est-ce établi?
Et pour confirmer les résultats de ces recherches, en 2004, la revue médicale Cochrane Review, faisant autorité, recommanda l’emploi de la luminothérapie dans le traitement des dépressions non-saisonnières.D’autres revues célèbres lui emboitèrent le pas.
Les études continuaient et cette hypothèse de travail se confirmait.
En 2008 une étude a été publiée à partir de 15 essais cliniques et confirme que pour les personnes sous thérapie pharmacologique, l’ajout de traitements de luminothérapie était efficace dans la gestion des symptômes de la dépression.
Mais les chercheurs s’accordent désormais pour dire que la luminothérapie doit s’accompagner d’un traitement pharmacologique auxiliaire mais que celle-ci serait tout de même une alternative prometteuse pour traiter la dépression non-saisonnière.
Donc, pour les praticiens, il y a lieu d’apprécier au cas par cas si cette méthode est adaptée au patient, sachant maintenant que la luminothérapie devient un allié très appréciable dans votre traitement
Pour conclure je reprendrai des extraits d’une interview du Figaro par Jean-Luc Nothias – le 13/03/2011-de Claude Gronfier, chargé de recherche INSERM dans le département de chronobiologie à Lyon.
Luminothérapie, solution contre la dépression non-saisonnière. Heuu, non, lui, pour une fois, il ne dit rien
“La luminothérapie a été évaluée dans un nombre important d’études cliniques contrôlées et randomisées (…) et pour les troubles de dépression saisonnière elle est reconnue internationalement et n’est plus remise en question.
Le Comité international d’évaluation des chronothérapies, constitué par l’International Society for Affective Disorders, a rendu en 2005 un rapport sur l’utilisation de la luminothérapie(…) . Sur quoi insiste-t-il?
Le comité conclut que la luminothérapie est efficace non seulement dans la dépression saisonnière, mais aussi dans certaines dépressions (…) chroniques résistantes aux médicaments.
Dans l’état actuel des connaissances et des outils diagnostiques disponibles, la mise en place de ce traitement doit être réservée à des médecins spécialistes de cette approche(…).
Malgré son efficacité incontestable, et son utilisation courante aux États-Unis, au Canada et dans la plupart des pays européens, la luminothérapie n’est pas encore très répandue en France, car la chronobiologie et les principes sur lesquels la luminothérapie repose ne sont pas enseignés dans le cursus médical (…)
C’est l’effet neurobiologique de la lumière, par la sécrétion de neurotransmetteurs dans le cerveau, qui explique l’efficacité de la luminothérapie(…).
Une étude multicentrique publiée en 2006 montre que la luminothérapie présente une réponse plus rapide, des effets secondaires moins nombreux et une efficacité équivalente à celle d’un antidépresseur largement utilisé de nos jours(…).
Les recherches menées dans notre laboratoire s’intéressent aux mécanismes par lesquels la lumière stimule l’horloge biologique et les autres structures cérébrales non visuelles (veille, sommeil, humeur, système cardio-vasculaire, température…). Nos résultats montrent que les traitements lumineux peuvent être plus courts et plus efficaces. Ils permettent aussi d’envisager la luminothérapie dans un grand nombre de conditions normales et pathologiques, non seulement dans le trouble affectif saisonnier ou les troubles des rythmes circadiens du sommeil (dont le travail posté), mais aussi dans certaines pathologies oculaires, le vieillissement, certaines maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer) et dans le cancer.”
Rien à ajouter.
Si vous souffrez de dépression non-saisonnière adressez-vous à votre médecin traitant qui pourra vous renseigner un des nombreux centres hospitaliers qui pratiquent la luminothérapie.
Rien à perdre, tout à gagner. L’optimisme est de mise et les chercheurs…cherchent. On ne peut qu’espérer une amélioration de l’exploitation de cette méthode.Donc,
Dépression non-saisonnière et luminothérapie, on cherche…
comme cette brave dame qui recherche son chien, la solution n’est pas loin,
NO STRESS
………………et n’hésitez pas à lancer le débat en laissant des commentaires.




