Molécules des années 80. Et puis après? La Recherche au point mort

Publié par le déc 21, 2011 dans Actualités | 0 commentaire

 

Du nouveau côté médicaments?

Dans le dernier article sur la sérotonine, je vous parlais des molécules des années 50.

Dans les années 80 sont apparues d’autres molécules. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.

Les ISRS sont fréquemment prescrits, outre leur indication principale qui est la dépression nerveuse, dans les cas d’anxiété, de troubles obsessionnels compulsifs et de troubles de l’alimentation. Quels avantages? 

Contrairement aux IRS, ils vont créer une dépendance moins importante et provoquer moins d’effets secondairesparait-t-il.  Elles présentent aussi moins de risques de surdose, accidentelle ou non (suicide).

 

A propos, un petit conseil de connaisseur.  N’ayez jamais chez vous que la quantité nécessaire de médicaments à vos besoins (et ne collectionnez pas les ordonnances, n’oubliez pas que vous devez aller chez votre médecin régulièrement pour un suivi rigoureux. Evident?

Vous allez me dire que cela coule de source. Et bien, pas évident pour tout le monde. Pour les antidépresseurs tout réside dans un bon dosage. Pour les antidouleurs aussi!

Or, il arrive que certains pensent qu’en prenant ne fût-ce qu’un peu plus de médicaments, les effets recherchés pourraient être meilleurs. On peut tout simplement être tenté d’essayer. Quand on est mal, ça peut être excusable. Mais dangereux. Très dangereux!

Quand j’étais en revalidation, j’ai rencontré des patients qui commettaient cette erreur. Douleurs ou dépressions, un hôpital est une énorme boîte de pilules.

Et lorsque l’on est chez soi, c’est encore plus facile. Et bonjour les cocktails en plus!

J’en connais un, par exemple, qui pensait qu’en prenant plus de Contramal retard 200mg que ce qui lui avait été prescrit il aurait moins mal. Effet inverse, plus de douleurs.  …devinez qui? Oui, bon, je n’insiste pas…donc, un conseil qui n’est pas si idiot que ça (ou que moi) et ça ne coûte rien de le rappeler.

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Revenons à nos moutons, j’ai fait l’expérience des deux types de molécules et je peux vous dire que les sevrages ont été aussi difficiles pour l’une comme pour l’autre.

Quand aux effets secondaires, ben, j’étais “shooté” de la même façon avec les deux, mais c’est surtout l’effet d’accoutumance qui s’est fait ressentir le plus.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai dû changer plusieurs fois de médicaments.

Point de vue efficacité, quif-quif. Mais enfin, ce n’est que mon expérience personnelle.

La seule avancée qu’il faut reconnaître c’est que les ISRS sont plus sélectives et agissent uniquement sur le mécanisme de recapture de la sérotonine, sans influer sur d’autres neurotransmetteurs.

Mais tout de même, les ISRS font l’objet de plusieurs polémiques. Lesquelles?

Ils représentent souvent une solution de facilité pour le corps médical.

Se basant sur les risques moindre de cette molécule, elle est prescrite là ou des efforts portant sur l’hygiène de vie auraient le même effet.

Ce serait une réponse thérapeutique chimique systématisée.  

D’autres ajoutent que les mécanismes de la dépression ne sont pas encore suffisamment compris que pour, justement, privilégier ce mode de soin. Y a-t-il d’autres problèmes?

Pour les deux types de molécules, vu la lenteur du mécanisme a se mettre en place on observerait une augmentation des suicides surtout chez les adolescents et un suivi médical rigoureux doit être mis en place lors de la prescription de ces molécules dans les premiers mois qui la suivent.

Une baisse très importante de la libido peut survenir et durer des mois voire des années (mon médecin traitant m’a d’ailleurs posé régulièrement la question; je ne vous donnerai pas la réponseTire la langue).

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En résumé, ce type de traitement revient à traiter un symptôme et pas la cause de ce symptôme qui est un niveau d’émotions négatives supérieur à la normale tout en créant des effets secondaires incontournables.

Combien de fois ne lit-on pas sur les forums qui traitent de psychologie que les intervenants soignés sévèrement, non seulement, ne se sentent pas mieux, mais entretiennent des pensées négatives et morbides très destructrices, en faisant part d’une détresse profonde et persistante.

En fait, on les shoote dans l’urgence  pour éviter le pire (et je ne conteste pas la nécessité d’en arriver  à de telles précautions), mais on ne rétablit pas l’équilibre biologique qui pourrait leurs apporter des pensées positives.

Et le provisoire devient l’habitude

Les patients suivent  souvent une psychothérapie pour pallier à ce problème, mais le faire en étant sous l’influence d’antidépresseurs tronque TOUJOURS la donne (de nouveau, je parle d’expérience personnelle, ma psychiatre ayant même refuser d’entamer une psychothérapie tant que j’étais “shooté” aux médocs!).

Malheureusement, depuis une trentaine d’années, rien de vraiment neuf sous le soleil! Que fait la police recherche?

Les sociétés pharmaceutiques sont tombées sur os; la complexité beaucoup plus importante de nos composants biologiques que celle qu’elles imaginaient  des années auparavant.

Les observateurs neutres (ou ceux qui osent) craignent que la solution ne vienne pas de là avant TRES longtemps.

En attendant, d’autres solutions ne sont-elles pas à notre disposition?

Si, mais cela arrange-t-il tout le monde d’en faire l’écho. Je vous renvoie à un article dans lequel je publiais quelques chiffres intéressant notamment en ce qui concerne la vente et la consommation de médicaments. Rajouter à cela l’impact sur l’emploi et vous aurez compris.

Mais nous, ne nous privons pas d’aller voir plus loin. En route, et

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NO STRESS

P.S.: Vous aurez noté que je fais de temps en temps référence à mon expérience personnelle dans les articles du blog. Je vous invite à regarder la vidéo de présentation sur la page Accueil dans laquelle j’en profite pour vous expliquer quel a été mon parcours. Merci et bon visionnage. A bientôt.

 

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