La stimulation magnétique transcranienne sert à stimuler des pièces du cortex préfrontal, ayant pour résultat le dégagement de dopamine.
La dopamine, précurseur de l’adrénaline et de la noradrénaline,est en petite quantité dans l’organisme.
Ensemble, elles concernent moins de 1 % des neurones, elles jouent un rôle modulateur final des sorties motrices et psychiques essentiel mais également un rôle neurotransmetteur.
Dans le système nerveux central, la dopamine joue un rôle complexe et intervient dans diverses fonctions importantes, telles que le comportement, la cognition, les fonctions motrices, la motivation, les récompenses, le sommeil ou la mémorisation, rien que ça.
Elle consiste à appliquer une impulsion magnétique sur l’encéphale à travers le crâne de façon indolore au moyen d’une bobine.
Ils appliquent des électrodes sur le cuir chevelu d’une personne et on envoie le courant ; le but est de «réajuster» l’activité physiologique de zones cérébrales spécifiques qui ne fonctionnent pas comme elles le devraient en raison d’un trouble.
La variation rapide du flux magnétique induit un champ électrique qui modifie l’activité des neurones situés dans le champ magnétique.
Les médecins provoquent une lésion artificielle (et temporaire) de la zone visée par le champ magnétique.
Ils profitent des propriétés électriques de votre cerveau en transmettant de faibles courants électriques à ses cellules et ils provoquent des modifications neurochimiques localisées.
Pour cela, Ils observent les modifications que cela entraine dans les performances cognitives, et recueillent des informations sur le rôle fonctionnel de la région soumise au champ magnétique
On peut contrôler l’intensité de la stimulation, la région cérébrale à stimuler, la fréquence des trains d’impulsions délivrées.
Les médecins peuvent ainsi, en fonction de votre cas provoquer un effet inhibiteur ou excitateur en jouant sur les neurones visés.
Un bon diagnostic est donc impératif au départ.
stimulation magnétique transcranienne
Sur le plan clinique, la stimulation magnétique transcranienne est utilisée essentiellement comme traitement dans la dépression.
Elle permettrait d’avoir des effets semblables aux électrochocs tel que pratiqués aujourd’hui, sans les inconvénients sur la mémoire et en évitant bien sûr la lourde procédure d’application de ceux-ci.
La stimulation magnétique transcranienne, dans le cadre de la dépression intervient comme outil des neurosciences cognitives.
Les sciences cognitives ont une importance prépondérante en matière de gestion du stress.
Les spécialistes de la santé mentale sont conscients du besoin urgent de nouveaux traitements pour les troubles psychiatriques et dépressifs.
Le constat est inéluctable : les patients sont de moins en moins réceptifs aux traitements médicamenteux et même à la psychothérapie.
Les effets secondaires et les problèmes d’addiction aux médicaments sont une réalité que le monde médical ne peut plus ignorer non plus.
Depuis des décennies très peu de traitements non médicamenteux étaient à la disposition des médecins pour soigner les troubles mentaux liés aux états dépressifs.
La stimulation magnétique transcranienne et l’accroissement rapide de la compréhension de nos mécanismes neuronaux est en train d’inverser la tendance.
Les scientifiques s’accordent pour dire que les connaissances en cette matière vont aller en s’accélérant rapidement.
Dans le Figaro du 24 mai 2010, Sandrine Cabut faisait état des résultats encourageants obtenus.
“Confortablement assise dans un fauteuil rouge, la tête bien calée par la pièce métallique en forme de huit posée sur la partie gauche de son crâne, Mme E. S., 77 ans, discute tranquillement avec son médecin qui effectue les derniers réglages de l’appareil. De discrets «clic-clic» se font entendre. La séance de stimulation magnétique transcrânienne (rTMS) vient de commencer”.
La bobine en huit est en fait un aimant. Il délivre des impulsions magnétiques qui se transforment en impulsions électriques au niveau d’une zone précise du cerveau de Mme E. S. Avec ce nouveau traitement de sa dépression, ajouté depuis deux mois à ses médicaments, elle dit ressentir enfin «une amélioration du moral».
Jusqu’ici, rien ne l’avait soulagée. Ni les antidépresseurs. Ni même les électrochocs explique le Dr Andrei Radtchenko, psychiatre, qui traite Mme E. S. dans son cabinet parisien. Il est pour l’instant l’un des rares praticiens en France à pratiquer la rTMS en libéral.
Quinze minutes et quelque 3000 impulsions électriques plus tard, la séance s’achève. «La stimulation magnétique transcranienne m’a fait franchir un deuxième cap, raconte la patiente suivante ; une femme de 46 ans, dont vingt-cinq sous antidépresseurs. Le premier, c’était il y a quelques années grâce à un produit que je prends toujours. Auparavant, j’avais essayé sans grand succès à peu près tous les antidépresseurs commercialisés !».
Dans la dépression, une pathologie dont souffrent 15 à 20 % des individus au cours de leur vie, la stimulation magnétique transcranienne est proposée en cas de résistance aux antidépresseurs. Des effets favorables plus ou moins marqués sont constatés dans 30 à 50 % des cas. «Les résultats peuvent se faire sentir en quelques jours, mais il existe des non-répondeurs, comme pour tous les traitements de la dépression »,insiste le Dr Radtchenko.
Quant aux effets indésirables, ils sont le plus souvent minimes : sensations désagréables dues à des contractions musculaires, maux de tête. Principale contrainte : des séances quotidiennes pendant plusieurs semaines, qui s’espacent progressivement ensuite.
Pour améliorer le taux de réussite, les médecins étudient plusieurs pistes : des aimants plus performants, un meilleur repérage (actuellement empirique) de la zone cible (cortex préfontal dorso-latéral…)
«Une étude a démontré qu’un repérage plus précis avec un système de neuronavigation guidé par IRM améliore l’efficacité», explique le Dr Cécilia Nauczyciel, du CHU de Rennes. Plusieurs modèles sont déjà commercialisés, dont le coût est élevé (jusqu’à 120.000 euros).
Avec des chercheurs de l’Inria, l’équipe du Dr Nauczyciel a conçu un neuronavigateur qui repère automatiquement la cible. Il est en cours de tests.
Sachant que les recherches sont menées dans le monde entier, on ne peut que se réjouir des avancées technologiques qui ne manqueront pas d’être mises à disposition des patients dans des délais rapprochés.
Heureusement qu’une partie du monde scientifique a pris conscience qu’il fallait impérativement trouver une alternative aux traitements médicamenteux.
Voilà qui ne doit pas faire plaisir à tout le monde…
Sauf peut-être à l’EDF
NO STRESS


