Donc, nous en étions à notre problème de caramel
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Le caramel, heu, pardon, le stress est en nous.
Depuis la nuit des temps.
Tout le monde n’est pas d’accord sur l’heure et le jour, mais de toute façon, c’était il y a très longtemps.
Un point sur lequel il y a tout de même unanimité, c’est que sans lui, il n’y aurait probablement plus de vie sur terre.
A cette époque reculée, il n’était pas encore question de caramel ni de dentiste ni de gestion du cerveau.
L’homme des cavernes avait d’autres préoccupations et la plus importante d’entre toutes était de survivre.
Revenons à notre caramel et remplaçons-le par un ours.
Imaginez que vous n’êtes plus un employé au chaud dans votre bureau mais un homme de Neandertal perdu dans la forêt.
Vous tombez sur l’ours.
Marqué pas de chance.
Et tout le monde sait qu’il ne faut pas déranger un ours!
Une théorie se profile à l’horizon (en même temps que l’ours que vous avez énervé).
Vous dites-vous : « Aïe, il y a un écart entre la demande et mes ressources disponibles résultant d’une mise en œuvre de mes processus cognitifs qui… » ?
Non, pas à cette époque, et pas quand l’ours est à deux mètres.
En fait votre stress augmente en même temps que votre cerveau s’active.
Et vous vous dites : « vite, foutre le camp» (vous pensez bien ! Maintenant la bêbête est à un mètre).
- État dit de fuite. Votre cœur et votre respiration s’accélèrent, le sang circule plus vite dans le cœur.
Vous transpirez, augmentation de la tension artérielle d’où, oxygénation des tissus, tonification des muscles pour mieux courir.
Regard fuyant pour chercher une issue tout en surveillant le danger.
En bref, envie confuse mais efficace que l’on ferait bien d’être ailleurs, et vite.
Mais voilà, le temps que avez pris pour passer cela en revue, l’ours, qui court plus vite que vous, vous a rattrapé. Vous devez faire face (ça s’annonce mal).
- État dit de résistance ou de lutte. Votre organisme s’adapte à cette joyeuse agression et un équilibre se met en place, permettant à l’organisme de résister.
Toute une série de mécanismes biologiques s’activent.
Votre cœur ralentit et votre respiration se calme.
Il ne s’agit plus d’avoir l’énergie pour courir; la tension se déplace des jambes vers le cou et les mâchoires pour mordre, et dans les bras et les mains pour griffer ou taper.
La sécrétion d’adrénaline(glandes surrénales) va compléter le tout.
Mais très rapidement, et elle tombera aussi vite qu’elle est montée en fonction de la perception du danger et de l’issue du combat.
Seulement, à force de prendre des baffes de ce sympathique mammifère plantigrade, vous craquez.
- État dit d’épuisement ou d’abandon (les carottes sont cuites).
Les mécanismes biologiques qui s’étaient mis en place ne peuvent plus fournir l’effort nécessaire.
L’organisme a donné tout ce qu’il pouvait et a épuisé toutes ses ressources.
Votre respiration s’étouffe pour faire moins de bruit.
Il y a constriction des vaisseaux sanguins pour conserver la chaleur et l’énergie puisqu’il faut maintenant tenir longtemps.
“Durer” jusqu’à ce que le prédateur parte.
Joyeuse illusion, mais tant qu’il y a de la vie…
Le cœur se ralenti, des spasmes peuvent apparaître car la digestion se bloque.
Telle est pour beaucoup, la seule et unique définition du stress.
Par la suite, nous verrons si ce n’est pas un peu court…
Et ce mécanisme, est-il encore d’actualité?
Aaaah…surprise!
J’espère à tout de suite, si vous êtes accroc (comme l’ours, oaurf! dur!).
et surtout
NO STRESS


