Fuite et lutte sont les deux premières réactions que nous avons lorsque nous sommes confrontés à une situation stressante.
Ces réactions sont gravées dans nos gènes depuis l’aube des temps.
Le mécanisme du cerveau reptilien.
Lorsque vous êtes victimes d’une agression, comment votre cerveau émotionnel réagira-t-il ?
Quelle option prendra le pas sur l’autre ?
En anglais, le « fight or flight ». Le combat ou l’envol. La baffe ou le « je me taille en courant ».
Bon, comme c’est dans vos gênes, à moins d’arriver à contrôler votre cortex préfrontal (à débattre par la suite), pas beaucoup de moyens d’échapper à l’une ou l’autre attitude. Comment s’organiser?
Un point commun au départ, attaque et contre-attaque.
Communication par la colère: une fois le premier coup tiré, la résistance s’organise.
La contre-attaque provoque une escalade de la violence, verbale ou physique. Le surenchérissement est alors de mise. C’est à qui frappera le plus fort.
Et cela se passe dans le monde entier lorsqu’après une dure journée de travail un couple doit se départager en ce qui concerne le choix du programme t.v..
Dans le pire des cas, si personne ne cède, l’escalade risque de conduire à la nécessité de séparer physiquement les belligérants.
Et puis, rupture définitive de la relation (divorce si films d’amour ou foot restent inconciliables pendant des lunes).
Ou alors, le débat tourne à l’avantage de l’un des jouteurs en se terminant parfois par une baffe perdue, et ce pâle gagnant aura satisfait l’appétit de son cerveau reptilien.
Mais cela laisse l’autre sur le carreau. Lui, il se laisse aller à la troisième phase du mécanisme du cerveau reptilien: l’abandon après la lutte.
Mais il est blessé (émotionnellement et peut-être aussi physiquement).
La relation va pourrir et c’est sûr que celui qui est bafoué n’aura pas envie de sauter au cou de celui qui l’a terrassé.
Et inversement.
Mais autre option, pourquoi ne s’en tiendrait-on pas à la première réaction, à savoir, la fuite ?
Rassurez-vous, il s’en est sorti.
Il paraitrait que c’est une réaction purement masculine qui à le don de faire grimper les femmes au mur !
La communication par la colère ça peut devenir aussi la communication par le silence mais le résultat sera le même.
L’un des deux quitte l’arène, et même si l’autre se confond en supplications pour se réconcilier, la machine est cassée.
Celui qui supplie finit de nouveau par hurler.
Cela peut arriver dans un contexte professionnel mais la communication dans le couple est sans doute primordiale.
Dans la fuite, si monsieur s’est enfoncé dans son fauteuil en lisant son journal, les assiettes vont voler, si madame s’est enfermée dans le mutisme, le pire peut arriver (8365 cas de violences conjugales enregistrés en 2010 à Paris ; et on estime à 2 millions le nombre de femmes victimes de violences conjugales en France mais comme 8% seulement des femmes oseraient porter plainte les chiffres précités sont surement sous-estimés).
La violence physique est une tentative désespérée de faire entendre à l’autre ce que l’on ressent émotionnellement.
Désespéré est bien le mot, puisque généralement, à terme, l’effort est vain.
Que le cerveau se soit fixé sur la fuite, la lutte, ou l’abandon, et quelque soit le trajet suivi par chacun dans le couple, la communication par la colère est toujours au rendez-vous avec un même constat: la dégradation de la relation jusqu’à la séparation si de tels mécanismes se reproduisent dans le temps.
Peut-on résumer le mécanisme à: conflit=colère=dégradation=séparation.
Pour affiner la compréhension que nous avons des mécanismes relationnels qui se mettent en place, un chercheur de Seattle, le professeur Gottman, a inventé le Love Lab !
Test de communication dans le couple pour définir émotionnellement ce qu’est leur vraie situation relationnelle.
Comment nait et se développe une situation conflictuelle?
Mais est-ce bien le laboratoire de l’amour ou celui de la discorde et de la colère.
Tout un programme. Avant de le découvrir,
La pomme d’amour ou de discorde?
NO STRESS


