Votre excès de stress diminuerait-il la taille de votre cerveau?

Je vous ai déjà expliqué précédemment que l’imagerie médicale se développait et faisait partie des nouvelles sciences qui nous permettent de mieux cerner les incidences du stress sur notre organisme.

Mieux cerner égal trouver des solutions.

Une équipe du centre de recherche biomédicale spécialisé en santé mentale de l’hôpital de Maudsley à Londres travaille sur le rétrécissement de certaines zones du cerveau.

Ceux-ci ont observé qu’en cas d’excès de stress certaines parties du cerveau comme l’hippocampe, le noyau amygdalien et même le cortex préfrontal étaient sujettes à atrophie.

 

Ces zones sont très sensibles aux changements biologiques dans notre organisme.

Le cortisol, l’hormone du stress, influe sur ces zones qui régulent l’humeur, la prise de décision et la mémoire.

En cas d’excès de stress, le cortisol est libéré excessivement par les glandes surrénales, via les informations reçues par l’hypothalamus et l’hypophyse, et elle entrainera un état dépressif.

Cette étude est corroborée par des chercheurs new-yorkais qui confirment qu’un stress intense et prolongé peut diminuer la taille de notre cerveau.

Cerveau atrophié en solde.

 

Si cela interfère sur nos émotions, accentuant notre état dépressif, cet impact pourrait aller jusqu’à entrainer un état de démence.

Les chercheurs vont encore plus loin en avançant que l’excès de stress pourrait avoir un effet néfaste sur la matière grise (partie des tissus du système nerveux central) perturbant ainsi tout notre système immunitaire en allant même jusqu’à influer sur le taux de glucose dans le sang.

Ce phénomène est plus particulièrement marqué chez les victimes de stress post-traumatique

Cette notion a déjà été étudiée sur les combattants de la guerre du Vietnam et laisse entendre (en résumé, nous y reviendrons) que des gens victimes d’un stress intense, que ce soit un viol, un accident grave, être témoin ou victime d’un attentat, ou même un mariage qui se révèlerait un échec…seraient sujets à un excès stress permanent.

Cela, pour employer les termes des chercheurs provoquerait « une érosion du cerveau ».

Ceux-ci sont parvenus,grâce à l’imagerie médicale, à constater que lorsque l’on était guérit de la dépression, certaines parties atteintes du cerveau revenaient à la normale.

Un IRM permettra donc aux médecins de mieux identifier la dépression et de la distinguer d’autres maladies neurologiques ou psychiatriques.

En distinguant les zones du cerveau qui sont atteintes et en sachant ce qui a provoqué les changements on peut alors chercher de nouvelles façons de traiter la maladie.

L’imagerie médicale permet donc un meilleur diagnostic pour un meilleur traitement des conséquences de votre excès de stress.

Quand je vous disais que la nouvelle médecine neuro-psycho-endocrinienne allait nous aider…les chercheurs cherchent…et ils continuent de trouver.

Faisons-leur confiance, et

étude du cerveau avant la stimulation magnétique transcranienne

 

NO STRESS

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