Je parlais de la compassion
La compassion entraine des mécanismes biologiques qui vont tempérer votre colère, que vous en soyez l’instigateur ou que ce soit un autre qui l’ait provoquée.
La colère va provoquer une poussée d’adrénaline. Cette poussée ne dure pas longtemps, ce qui entraine la phase d’abandon, après celle de la lutte quand nous réagissons avec notre cerveau reptilien; l’organisme épuise rapidement ses ressources.
Pour laisser passer cette poussée, “casser le rythme” du mécanisme.
Comptez lentement jusqu’à dix (ou 9 ou 11, gagnez du temps quoi).
Cela vous empêchera de riposter impulsivement.Qu’est ce que c’est cette méthode?
C’est de la compassion pour votre emmer… que de ne pas lui rentrer dans les plumes, et pour vous, en respectant votre organisme (et en évitant les baffes).
Même si la personne en face de vous est une andouille excitée de première catégorie, COMPTEZ (pas jusqu’à mille, mais s’il le faut, plus que 10 c’est pas plus mal non plus si ça pète vraiment).
Et en respirant profondément.
Et bien sûr, sans ouvrir la bouche (profitez de la crispation de vos mâchoires consécutive à votre poussée d’adrénaline).
La poussée d’adrénaline va s’estomper (c’est biologique), et comme en toute discussion, même amicale, vous vous donnerez le temps de réfléchir à la façon dont vous allez réagir.
Donc, déjà moins d’impact sur votre organisme.
En plus, vous allez décontenancer votre interlocuteur, qui va s’emmêler les pinceaux dans la poursuite de ses réactions.
Parfois, et j’y reviendrai, on pourrait parler dans ces cas là du fameux “laissez aller” (le « laisse-pis.. » qu’on a traduit de façon plus élégante). Pensez fort que le calme est important pour votre santé et donnez-vous le temps de vous détendre.
La colère étant une émotion si instinctive et “animale” que vous n’y arriverez peut-être pas du premier coup, mais, persévérez.
Puis, le calme après la tempête
Vous êtes parvenus à ne pas riposter violemment, il n’en reste pas moins que vous avez été agressés injustement (non? bof, c’est le même).
Et votre organisme doit diminuer sa production de cortisol (hormone du stress).
Les neurotransmetteurs doivent donc cesser leur activité parasitante. Comment casser leur plan?
Si vous avez l’occasion, après une une gosse pétarade, essayez de vous retirer dans un endroit paisible, prenez par exemple votre heure de table à l’extérieur (s’il n’y a pas tempête comme maintenant, pendant que j’écris l’article).
Si vous êtes obligés de rester dans un bureau, tamisez les lumières ou fermez lez yeux.
Essayez d’écouter une musique apaisante.
Évitez les agressions externes supplémentaires qui ne feraient que remettre le mécanisme en route.
Ne perdez jamais de vue que si vous n’avez pas le temps de vous remettre de vos émotions, non seulement, la production de cortisol continuera, mais s’il devait survenir un autre incident, l’effet sera cumulatif
Et problème si vous êtes confrontés à de nombreux stress dans la journée. Grave?
Votre corps n’aura plus de période de calme mais à la première pose, il mettra beaucoup plus de temps à se remettre dans un état biologique stable. Que faire?
Effectuez quelques exercices de respiration abdominale. Comment?
Respirez en faisant gonfler votre ventre au lieu de votre poitrine. Une dizaine de fois régulièrement, c’est pas mal.
Adepte de la respiration abdominale
C’est tellement simple que ça ne demande pas deux pages d’explication.
Et très efficace.
Et, pour ceux qui en connaissent déjà, pratiquez, ne fût-ce qu’une minute, un ou deux exercices de yoga.
C’est ce que ma tabacologue fait entre deux consultations (et oui, je vais voir une tabacologue, je n’ai jamais dit que j’étais parfait…). Les fumeurs sont des patients stressants!
Ces quelques premiers conseils semblent être évidents, et pourtant, pensez-vous à les mettre régulièrement en application?
Concentrez-vous déjà sur ceux-là avant que je ne vous en donne d’autres. Et surtout, comptez et respirez et
NO STRESS


