Bon ou mauvais stress?
Voilà bien une question embarrassante (pour ne pas dire stressante).
Mais une toute bonne question pour aborder ce que sont les mécanismes de notre cerveau face au stress
Vous avez certainement déjà entendu cette affirmation : « Il y a le bon stress et le mauvais stress ».
Le Dr Hans SELYE (appelé souvent “le père du stress”) parlait ,lui, de stress négatif et de stress positif.
Pour ma part, au risque de développer une petite polémique, j’aurais tout simplement envie de dire qu’il y a le stress tout court. Pourquoi?
Aïe, aïe, aïe, je sais que cela va l’encontre de ce qu’expriment de nombreux spécialistes.
Pourtant, imaginez-vous en train de manger un caramel : un caramel est-il bon ou mauvais selon qu’il vous donne un plaisir gustatif ou qu’il vous colle aux dents en plein sur une carie ?
Ça reste un caramel.
Qu’il vous fasse du bien ou du mal, c’est à vous d’essayer de gérer ce que vous en faites en fonction des circonstances.
Vous voyez?
Vous savez que vous avez une carie.
C’est vous pourtant qui avez créé la situation stressante.
Et qui la gérez.
Mais voilà, votre patron rentre dans votre bureau à l’improviste.
Sans toquer!
Si vous êtes dépassé par cette nouvelle situation stressante et que vous voulez le coincer quelque part dans votre bouche (le caramel, pas le patron) pour pouvoir articuler quelque chose d’audible et bien là, la catastrophe peut survenir.
Paf, sur la carie.
C’est l’obligation pour vous de gérer deux situations stressantes qui se suivent qui à provoqué l’expédition du caramel sur votre dent.
Ce n’est pas le premier stress qui est responsable de votre douleur. Vous étiez en train de gérer.
C’est le cumul de stress qui a provoqué la douleur.
On y arrive: c’est l’excès de stress qui est “mauvais”: ou la chronicité de stress qui tue.
Le stress en lui-même est une réaction de défense.
La meilleure solution que votre cerveau adoptera en fonction de la situation.
Une réaction de survie biologiquement primaire.
Mais maintenant, sociologie et psychologie se mêlent au jeu
Ce qui était facile quand occasionnel devient ingérable quand il y a cumul.
Et c’est vers quoi notre société nous entraîne à pleins poumons.
Et vous vous abandonnez aux stress (et pas au).
Bon, vous avez compris où je veux en venir?
Dans la Deuxième partie je vous expliquerai ce qui se passait justement au temps où les caramels n’existaient pas et ou tout était plus simple.
Vous découvrirez que les mécanismes biologiques originaires du stress commandent encore nos réactions aujourd’hui!
A bientôt et, évidemment, avant la suite,
NO STRESS


